Phrase simple / complexe

On distingue deux types de phrases en fonction du nombre de propositions qui la composent : la phrase simple, qui n'est faite que d'une proposition, et la phrase complexe, qui commence à deux phrases. 

Une proposition est une partie d'une phrase, qui s'articule autour d'un noyau. Il y a donc autant de propositions qu'il y a de verbes 

La phrase simple.

La phrase simple est composée d'une seule proposition, et ne comprend donc qu'un seul verbe. Cependant, elle ne se réduit pas forcément à un sujet suivi de son verbe car on peut lui ajouter autant de compléments circonstanciels, de sujets ou d'objets que l'on souhaite. Une phrase simple est toujours une proposition indépendante
Un cas particulier est la phrase nominale qui ne contient aucun verbe, mais on peut le sous-entendre.

Exemples :

Il pleut

Dans sa chambre, il y a des affiches au mur, des jouets éparpillés partout sur le sol, et une console de jeux, vieille mais pourtant fonctionnelle. 

La phrase complexe.  

En opposition à la phrase simple, la phrase complexe se compose d'au moins deux propositions. Il peut s'agit de deux (ou plus) propositions indépendantes ou de propositions subordonnées

> Les indépendantes.

Les propositions indépendantes ne fonctionnent pas les unes avec les autres, d'où leur nom. Elles peuvent être soit juxtaposées, c'est à dire séparées par un signe de ponctuation (virgule, point-virgule, deux points,...), ou coordonnées, donc séparées par une conjonction de coordination. S'il y a beaucoup de propositions indépendantes juxtaposées qui se suivent, on a affaire à une asyndète (ou de la parataxe si cela est encore plus long). 

Exemples :

"Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue, / Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue." Jean Racine, Phèdre. Il s'agit d'un exemple de juxtaposition. 

"Car elle me comprend, et mon coeur transparent / Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème..." Paul Verlaine, Mon rêve familier. Il s'agit d'un exemple de coordination. 

> Les subordonnées

Les propositions subordonnées sont toutes associées à une proposition principale de laquelle elles dépendent : dans la phrase "Je t'assure que c'est vrai", "Je t'assure" est la principale, et "que c'est vrai" la subordonnée. On peut les comprendre sans les subordonnées qui leur sont rattachées. Il existe plusieurs formes de subordonnées.

- la proposition subordonnée relative. (Voir fiche)

- la proposition subordonnée conjonctive. (Voir fiche - à venir)

- la proposition infinitive. (Voir fiche)

- la proposition participiale. (Voir fiche)

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