La Cantatrice chauve (1950)

Titre : La Cantatrice chauve

AuteurEugène Ionesco

Date de publication : 1950 

Genre : théâtre

Courant : théâtre de l'absurde

Personnages :

M. Smith

Mme Smith

Mary, la bonne

M. Martin

Mme Matin

Le Capitaine des pompiers

Résumé :

M. et Mme Smith vivent à Londres, dans leur maison anglaise, leur intérieur anglais, lorsque la pendule anglais sonne dix-sept coups anglais. M. Smith lit son journal près du feu alors que Mme Smith débite des propos pas toujours cohérents. La discussion est tout aussi incohérente et surprenante. Ils parlent d'une famille où tous se nomment Bobby Watson. Ils abordent l'enterrement de Bobby Watson (mais lequel ?) et du temps écoulé depuis. M. Smith s'interroge du fait qu'on ne parle que de l'âge des morts mais jamais des nouveau-nés. Après un vif échange, la pendule sonne plusieurs fois, pour finalement sonner "autant de fois qu'elle le veut". 

C'est alors que Mary, la bonne, entre en scène. Elle annonce l'arrivée du couple Martin. Les Smith quitte la scène pour aller se changer. Mary fait entrer les invités en leur reprochant leur retard. 

Les Martin s'assoient pour attendre les Smith, et engagent la conversation : ils semblent ne pas se connaitre. De là s'ensuit une série de coïncidences, notamment qu'ils habitent au même endroit et qu'ils partagent le même lit. Ils se rendent compte alors qu'ils sont mariés, s'embrassent et s'endorment.

C'est alors que Mary revient sur scène et annonce au public que les Martin ne sont pas les Martin et qu'elle est Sherlock Holmes. Mais les Martin ignorent cela et préfèrent rester mariés. 

Les Smith arrivent enfin pour saluer leurs invités. La conversation est sans but ni sens. On sonne trois fois à la porte. Mme Smith va voir les trois fois, mais il n'y a personne. Elle en vient à la conclusion que lorsqu'on sonne à la porte, "c'est qu'il n'y a jamais personne". Le débat s'élève à ce sujet, lorsque ça sonne une quatrième fois. Après hésitation, M. Smith va ouvrir la porte. Le capitaine des pompiers entre, mettant à mal la théorie de Mme Smith. Ils questionnent tous le pompier à ce sujet, mais il ne semble pas y avoir de réponse. Il se plaint alors de la rareté des incendies. Puis il raconte des anecdotes aux deux couples qui réagissent aussi absurdement que le sont les anecdotes. 

Mary reparaît et veut être de la discussion. Les Smith sont indignés du comportement de leur bonne. On apprend ensuite que Mary et le pompier étaient amants. Elle veut réciter un poème au pompier. Elle est poussée en dehors de la scène pendant la déclamation. Le pompier s'apprête à partir lorsqu'il demande des nouvelles sur la cantatrice chauve. Après un silence, Mme Smith dit qu'"elle se coiffe toujours de la même façon". 

Seuls, les Smith et les Martin reprennent leur conversation qui se transforme rapidement en cacophonie : les phrases disparaissent pour ne rester que des mots, voire des onomatopées. Tous finissent par répéter "C'est pas par là c'est par ici !" plusieurs fois quand la lumière s'éteint alors qu'ils quittent la scène.

Après l'obscurité, la lumière se rallume et ce sont les Martin qui sont cette fois assis à la place des Smith, comme au début de la pièce. La pièce semble d'ailleurs recommencer, mais le rideau se ferme doucement. 

En plus : L'idée de la pièce est venue à Ionesco alors qu'il essayait d'apprendre l'anglais avec la méthode Assimil. Les exemples s'enchaînant parfois sans rapport et de manière étrange, il décide d'en faire une pièce appelée L'Anglais sans peine. Le titre final viendrait d'un lapsus lors d'une répétition.
Le changement de personnages à la fin montre que les individus sont interchangeables, déshumanisant totalement les personnages sur scène.  

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